Arrivée de la première drague à émissions ultra-faibles en Belgique

Jan De Nul investit dans un impact climatique et aérien minimal.

La nouvelle drague suceuse à élindes traînantes Sanderus de Jan De Nul Group vient d’arriver en Belgique pour effectuer des travaux de dragage d'entretien dans nos ports côtiers. Il ne s’agit pas d'une simple drague, mais d'un ULEv aux émissions ultra-faibles, car ce navire est équipé à bord d'un système de filtre catalytique biphasé.

La drague Sanderus est le quatrième navire de Jan De Nul à émissions ultra-faibles, aussi appelée « Ultra-Low Emission vessel » (ULEv), qui a été mise en service l’année dernière. Elle a été construite à Singapour et a quitté le chantier naval début janvier après des essais en mer réussis. Trois autres navires dotés d'une technologie similaire et à émissions ultra-faibles sont en cours de construction. Le Sanderus est arrivé en Belgique où il maintiendra au cours des deux prochaines années, la profondeur de navigation dans les voies d'accès maritimes aux ports flamands sous l’autorité du gouvernement flamand. 

Accent sur la qualité de l'air : un impact minimal

Les moteurs à combustion interne sans post-traitement émettent une pollution dans l’air affectant à la fois le climat et la qualité de l'air. La pollution atmosphérique et les particules fines ont un effet nocif sur notre santé et ont également un impact direct sur notre cadre de vie.

Avec ses navires à émissions ultra-faibles (ULEv), Jan De Nul Group s’engage pleinement à améliorer la qualité de l’air. Ceux-ci sont équipés d'un catalyseur qui rend les oxydes d'azote inoffensifs et d'un filtre à suie qui retient les particules les plus fines. Plusieurs de ces polluants ont aussi un impact sur le climat, de ce fait, le post-traitement présente également un avantage et assure une réduction des gaz à effet de serre.

Mieke Fordeyn, Directeur de la Division Internationale de Jan De Nul Group : « Dans un scénario habituel, la pollution de l'air serait responsable de 8,8 millions de décès par an dans le monde. C'est deux fois plus que ce qui était supposé jusqu'à présent. Le transport maritime a également sa part de responsabilité dans cette situation. Et même si le secteur du dragage ne représente aujourd'hui que 0,1 % des émissions totales du trafic maritime mondial, nous nous sentons personnellement très concernés par cette problématique et considérons que l'une de nos missions essentielles est d’y travailler. »

Avec ce traitement des émissions, Jan De Nul Group réalise un travail de pionnier dans l'industrie du transport maritime. La nouvelle génération de navires Jan De Nul a été équipée de ce système très avancé de double filtrage des gaz d'échappement faisant de Jan De Nul le leader dans l'industrie mondiale du transport maritime. 

Accent sur le climat : réduction ambitieuse des gaz à effet de serre

Jan De Nul Group investit non seulement dans la qualité de l’air, mais se fixe également des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre afin de limiter son empreinte climatique. A l’échelle mondiale, l'approvisionnement énergétique doit changer radicalement pour respecter les accords internationaux sur le climat. Les entreprises doivent passer à des systèmes énergétiques neutres en carbone : énergies renouvelables, diverses matières premières flexibles, sources d'énergie primaire variées et autres solutions.

Pour sa flotte maritime, Jan De Nul Group opte pour un carburant 100 % renouvelable, un substitut durable aux carburants fossiles issus de flux de déchets. Depuis fin 2019, une première drague suceuse à élindes traînantes navigue à Zeebruges avec 100 % de biocarburant. Jan De Nul Group envisage à présent cette conversion pour d'autres dragues.

Michel Deruyck, Directeur du département Énergie de Jan De Nul Group : « L'avantage d'un tel carburant renouvelable est que les moteurs n'ont pas besoin d'être adaptés et peuvent donc être mis en service immédiatement. Parce que ce système utilise les flux de biodéchets comme matière première, il est également bénéfique à l'économie circulaire. La recherche sur les carburants de demain est utile, mais elle ne doit pas nous empêcher d'utiliser dès maintenant des solutions durables déjà disponibles aujourd’hui pour la transition énergétique dans l'industrie du transport maritime. »