Jan De Nul Group 2016: Des performances stables sur un marché très fragile

Jan De Nul Group affirme sa solidité dans un climat conjoncturel difficile.

CHIFFRES-CLÉS

  • Chiffre d’affaires de plus de 2 milliards d’euros pour la 6e année consécutive.
  • EBITDA de 339 millions d’euros.
  • Bénéfice net de 102 millions d’euros.
  • Ratio de solvabilité record supérieur à 60 % grâce à la mise en réserve continue des bénéfices.
  • Libre d’endettement net pour la 3e année consécutive.
  • Carnet de commandes stable à 2,55 milliards d’euros.
  • Politique permanente d’investissements ciblés.

 

JAN DE NUL AFFIRME SA SOLIDITÉ DANS UN CLIMAT CONJONCTUREL DIFFICILE

Outre la croissance désespérément molle de l’économie mondiale, la persistance de conditions peu propices aux investissements infrastructurels dans le monde et la faiblesse persistante des cours du pétrole ont à nouveau exercé en 2016 une pression considérable à la baisse sur les marchés où Jan De Nul Group est actif. Malgré ce contexte défavorable, le Groupe est parvenu à conclure un exercice stable.

Avec un chiffre d’affaires supérieur à 2 milliards d’euros pour la 6e année consécutive, Jan De Nul Group réaffirme son statut d’acteur d’envergure mondial. Pour le conserver, il accorde une attention soutenue et constante à l’innovation et à la diversification de ses activités au sein de son secteur.

Les activités maritimes demeurent, et de loin, les principaux moteurs de Jan De Nul Group. Maisle Groupe s’attache de plus en plus à proposer à ses clients une solution globale, réglant les questions à la fois de conception, de construction, d’entretien et, dans une mesure croissante, de financement. Grâce à sa flotte récente et multifonctionnelle, sa division maritime est en mesure de garantir une exécution on ne peut plus performante des marchés. Elle a ainsi réalisé en 2016 de grands travaux d’infrastructures portuaires en France (Dunkerque et Calais), au Congo (Pointe-Noire), au Ghana (Takoradi), au Maroc (Nador), au Mozambique (Maputo), au Panama, en Russie (Sabetta), en Égypte (Aboukir) et au Belize. Elle a en outre mené de vastes projets de poldérisation aux Pays-Bas, en France, en Guinée, au Nigeria, en Italie et en Turquie.

Au sein du cluster maritime, la division offshore de Jan De Nul Group propose, tant sur le marché des énergies renouvelables que sur celui du gaz et du pétrole, des services spécialisés relatifs à l’installation de structures sous-marines. Cela va de la pose de câbles à la mise en place de plates-formes en passant par la réalisation de fondations. Généralement, ces services sont également proposés au client sous une forme combinée et, s’il le souhaite, sur la base d’un contrat EPCI (Engineering, Procurement, Construction, Installation). Jan De Nul Group s’emploie résolument à poursuivre la diversification et l’extension de ses activités sur le marché de l’éolien offshore. On prévoit que d’ici 2040, jusqu’à 60 % de l’énergie produite dans le monde proviendra de sources durables. Jan De Nul Group mise dès lors sur cette tendance et a notamment œuvré en 2016 à l’édification du parc éolien Nobelwind, au large de la Côte belge.

La division du génie civil de Jan De Nul Group opère principalement sur le marché du Benelux. La Résidence Palace et l’écluse de Kieldrecht à Anvers sont des exemples de projets réalisés en 2016. Jan De Nul Group veut être, également un acteur fiable au sein des PPP (partenariat public-privé), structure dans laquelle il bâtit des Écoles de Demain, le tronçon d’autoroute A11 Bruges-Westkapelle, dont la réception aura lieu comme prévu en septembre 2017,  et l’écluse Prinses Beatrix aux Pays-Bas, un chantier qui a débuté en 2016. La reprise, en 2015, d’un spécialiste des fondations, ‘Algemene Ondernemingen Soetaert’, par Jan De Nul Group a contribué nettement au résultat de 2016 au travers de projets pour lesquels le Groupe a pu proposer au client une solution sur mesure dans ce domaine. La construction d’un terminal à conteneurs au Panama pour l’opérateur PSA et du tunnel R41 du périphérique d’Alost sont des exemples de ces projets.

L’assainissement des eaux de surface et souterraines, le dragage environnemental et le traitement des sédiments, la transformation et la valorisation des déchets, ainsi que la réhabilitation des friches industrielles sont autant de cordes que la division environnementale (Envisan®) de Jan De Nul Group possède à son arc. Son exercice 2016 a été marqué par la poursuite de l’extension de son réseau de centres de traitement de terres et de sédiments en Europe et par la soumission de solutions environnementales greffées sur des opérations de dragage ou de génie civil.

Cette interaction féconde entre les différentes divisions de Jan De Nul Group évolue suivant une courbe ascendante remarquable. Au Panama et au Ghana, nos ingénieurs civils et nos experts en dragage collaborent ainsi à l’édification d’un mur de quai tandis qu’à Malte, en Norvège et en Suède, nos professionnels du dragage et de l’environnement unissent leurs forces dans des projets d’assainissement portuaire. La structure dynamique selon laquelle Jan De Nul Group est organisé, l’aide à emporter des appels d’offres et à réaliser ce genre de projets intégrés.

CHIFFRE D’AFFAIRES ET RÉSULTAT

Pour la 6e année, le chiffre d’affaires de Jan De Nul Group dépasse la barre des 2 milliards d’euros pour s’établir à 2 044 millions d’euros. Par rapport à l’exercice financier 2015, il s’inscrit en recul de 9 %, ce qui le place au niveau de l’exercice 2014. Il est vrai que 2015 a été une année exceptionnelle suite à la réception réussie d’une série de gros projets de dragage dont le plus remarquable était celui lié à l’aménagement du second canal de Suez, en Égypte.

L’EBITDA de 2016 s’élève à 339 millions d’euros, ce qui équivaut à 17 % du chiffre d’affaires. Comparé à l’année-record 2015, il est en baisse, mais en moyenne sur 2 ans, il tourne aux alentours de 23 %. Quant au bénéfice net, il est de 102 millions d’euros.

En 2016, les activités de dragage et offshore ont contribué au chiffre d’affaires de Jan De Nul Group pour 72 %, le génie civil pour 25 %, et ses activités environnementales pour 3 %. Cette répartition est quasiment stable en comparaison des années précédentes.

STRUCTURE FINANCIÈRE SOLIDE

Les fonds propres du Groupe s’élèvent à 2 752 millions d’euros, soit une hausse de 117 millions par rapport à l’exercice comptable précédent. Ceci s’explique par une mise enréserve de l’intégralité du bénéfice net de chaque exercice.. Par  conséquent, le ratio de solvabilité du Groupe témoigne en 2016 d’une solidité sans précédent et s’établit à plus de 60 %.

Bien que Jan De Nul Group ait maintenu sa politique d’investissements continus les années précédentes, cela fait la troisième année qu’il est entièrement libre de dettes nettes. Sa trésorerie nette (excédent) s’élève à 271 millions d’euros en 2016.

CANAL DE PANAMA

La construction des nouveaux ensembles d’écluses du canal de Panama (‘Third Set of Locks’) a débuté en 2009. Jan De Nul Group a participé pour 15 % à ce projet qui avait été confié au consortium GUPC (Grupo Unidos Por el Canal). Les nouveaux complexes ont été inaugurés officiellement le 26 juin 2016, tant côté Atlantique que côté Pacifique.

La réception de ce projet prestigieux a toutefois eu une incidence non négligeable sur les chiffres financiers de Jan De Nul Group. Il en a été fait abstraction dans les textes et chiffres ci-dessus afin de préserver la comparabilité avec les exercices antérieurs. La livraison du projet a gonflé notre chiffre d’affaires de 495 millions d’euros pour le porter à 2 538 millions d’euros.

Comme les travaux en cours, acomptes reçus et les provisions ont été sortis, respectivement, de l’actif et du passif du bilan, le total du bilan diminue de 722 millions d’euros. Il s’ensuit que le rapport entre fonds propres (2 749 millions d’euros) et le total du bilan (3 836 millions d’euros) fait apparaître un taux de solvabilité particulièrement solide de 72 %.

CARNET DE COMMANDES STABLE

L’année 2016 s’est clôturée sur un carnet de commandes évalué à 2,55 milliards d’euros, un résultat stable par rapport à 2015 et une solide performance eu égard au ralentissement persistant des investissements dans le monde.

Le carnet de commandes de Jan De Nul Group inclut des projets ambitieux. En voici quelques-uns :

  • à Monaco, deuxième pays le plus petit du monde, la division de dragage du Groupe se chargera d’agrandir le territoire principautaire en gagnant 6 hectares sur la mer. De surcroît, sa branche du génie civil jettera les fondations des caissons. Envisan, sa division environnementale, viendra traiter pas moins de 60 000 m³ de sédiments. Ce projet illustre à la perfection le mode de fonctionnement intégré du Groupe ;
  • le navire câblier Isaac Newton interviendra pour poser 200 km de câbles dans le cadre de la construction de la plate-forme du champ pétrolier offshore de Nasr, environ 131 km au nord-ouest d’Abu Dhabi, dans le golfe Arabo-Persique. Le nouveau bateau multitâche Daniel Bernoulli sera également mobilisé, entre autres pour poser sur le fond marin l’enrochement destiné à protéger les câbles ;
  • Jan De Nul Group réalisera pour DONG Energy les travaux de fondation et l’installation de 32 monopieux dans le parc éolien de 450 MW de Borkum Riffgrund 2, dans la zone économique allemande de la mer du Nord. Le groupe affectera à cette mission le Simon Stevin, le plus gros navire déverseur de roches au monde, et le Vole au vent, à qui il incombera d’installer les monopieux. Par ailleurs, Jan De Nul Group amènera et posera les câbles d’interconnexion destinés tant à ce parc qu’à celui de Trianel Borkum.

En 2017, aura lieu, dans les délais impartis, la réception du plus grand projet infrastructurel en cours en Belgique, la construction du tronçon autoroutier de l’A11 entre Bruges et Westkapelle. Ce projet comprend une série d’ouvrages d’art techniquement complexes, notamment un viaduc semi-monolithique et un double pont mobile. La période tridécennale de maintenance commencera à courir après la réception.

Depuis le début de 2017, plusieurs autres gros contrats ont été signés, notamment pour la réalisation d’un brise-lames sous-marin de 4 000 m au Bénin (Afrique), la construction d’un port à Mumbai (Inde) et l’approfondissement du port de Veracruz, au Mexique.

INVESTISSEMENTS STRATÉGIQUES

En juillet 2016, Jan De Nul Group a commandé deux dragues porteuses d’une capacité de 3.500 m3 chacune. Elles seront construites sur les chantiers navals de Keppel Singmarine, en Chine. En janvier 2017, le Groupe a levé l’option sur la construction d’un troisième navire similaire. Ces bâtiments seront livrés au second semestre 2018.

À la mi-mai 2017, une nouvelle commande a été passée avec le même chantier, cette fois pour une drague suceuse porteuse à élinde traînante de 6 000 m3, et également assortie d’une option pour un navire-jumeau.

En Chine, dans les chantiers navals d’AVIC à Weihai, la phase d’équipement des navires polyvalents Adhémar de Saint-Venant et Daniel Bernoulli se poursuit. Leur livraison est attendue pour la mi-2017. Ils se rendront ensuite sur le site de leurs premières interventions : des travaux d’enrochement au Danemark pour l’un et le creusement de tranchées dans le golfe Arabo-Persique pour l’autre.  

En Croatie, les chantiers navals Uljanik construisent actuellement la plus moderne et la plus grande drague aspiratrice à désagrégateur de haute mer pour Jan De Nul Group. La puissance installée des diesels dépasse les 40 000 kW, environ 50 % de plus que la J.F.J. De Nul, le plus puissant bâtiment de ce type actuellement en service dans la flotte du Groupe. Son lancement est prévu pour l’été 2017.

RAPPORT ANNUEL EN LIGNE

Téléchargez le rapport annuel en anglais ou en néerlandais sur http://annualreport.jandenul.com.